Un académicien adhère post mortem au Front national
On peut relire avec intérêt " Une grande imprudence ", l'ouvrage de Maurice Schumann, gaulliste de Londres, ministre des affaires étrangères et académicien. Paru chez Flammarion en 1986, le livre dénonce l'immigration massive dans des termes qui lui vaudraient aujourd'hui une condamnation par les tribunaux.
" La cécité volontaire, écrit Schumann, est la plus dangereuse des idéologies. Or, il faut se rendre aveugle pour ne pas percevoir à quels malheurs et à quels excès désordonnés nous mènent l'arrivée massive d'immigrés non européens et leur regroupement dans certains quartiers qui se transforment en zones interdites.
Ici, la clandestinité porte atteinte non seulement à l'identité, mais d'abord à l'indépendance nationale. Elle signifie tout simplement que la France n'est plus maîtresse de ses frontières, en d'autres termes qu'elle est privée d'une part essentielle de sa souveraineté sans y avoir renoncé par une décision de son gouvernement et un vote de son Parlement. "
Chirac va regretter de s'être laissé souffler le parti " gaulliste " par Sarkozy. Sinon, il aurait aussitôt fait exclure Maurice Schumann. Car même mort, il y a des choses qu'on n'a vraiment pas le droit de dire dans la république musulmane que Chirac veut instaurer en France.
Ein Akademiemitglied tritt postum in den Front National ein
Es ist aufschlußreich, „Une grande imprudence“ (Eine große Unvorsichtigkeit) wieder zur Hand zu nehmen – ein Werk von Maurice Schumann [1911 - 1998], einem der „Gaullisten aus London“, der später Außenminister und Mitglied der Académie française wurde. Das 1986 bei Flammarion erschienene Buch verurteilt die Masseneinwanderung in einer Weise, die dem Autor heute eine gerichtliche Verurteilung einbringen würde.
„Die freiwillige Blindheit“, schreibt Schumann, „ist die gefährlichste aller Ideologien.“ Man müßte sich schon blind stellen, um nicht zu erkennen, zu welch schlimmen Mißständen und ungezügelten Exzessen die massenhafte Ankunft nicht-europäischer Einwanderer führt – ebenso wie deren Konzentration in bestimmten Stadtvierteln, die sich in Sperrzonen verwandeln.
Hier beeinträchtigt die Illegalität nicht nur die Identität, sondern in erster Linie die nationale Unabhängigkeit. Sie bedeutet schlichtweg, daß Frankreich nicht mehr Herr über seine Grenzen ist – mit anderen Worten: daß es eines wesentlichen Teils seiner Souveränität beraubt ist, ohne daß es durch einen Regierungsbeschluß oder ein Votum des Parlaments darauf verzichtet hätte.
Chirac wird es noch bereuen, sich die „gaullistische“ Partei von Sarkozy hat abjagen lassen. Andernfalls hätte er umgehend den Ausschluß von Maurice Schumann veranlaßt. Denn selbst über den Tod hinaus gibt es Dinge, die man in der muslimischen Republik, die Chirac in Frankreich errichten will, nun wirklich nicht sagen darf.
